En 2025, un loyer de 139 € par mois donnait accès à une Renault 5 E-Tech Evolution de 120 ch, batterie 40 kWh et 312 km d’autonomie WLTP. Pour l’édition 2026 du leasing social, le même montant embarque la version 150 ch autonomie confort : batterie de 52 kWh, 410 km annoncés et pompe à chaleur de série. Le best-seller électrique français, fort de près de 38 000 immatriculations en 2025 contre 19 200 pour le Tesla Model Y, change donc de dimension sans changer de prix.
Cette générosité apparente mérite un examen froid. Le loyer affiché ne couvre ni l’assurance, ni la recharge, ni l’entretien, et le kilométrage contractuel passe à 45 000 km sur 37 mois. Le budget réel s’établit entre 217 et 228 € par mois, soit 56 à 64 % au-dessus du tarif vitrine. Face aux autres Renault éligibles au leasing social, l’Evolution reste pourtant l’offre au meilleur rapport autonomie-prix du dispositif.
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Ce que propose la Renault 5 Evolution au quotidien
La finition Evolution sert de porte d’entrée à la gamme R5 dans le dispositif 2026. La Five, proposée à 120 € en 2025, disparaît de l’offre : c’est désormais la Twingo qui tient le rôle de premier prix chez Renault, à 130 € par mois.
150 ch et batterie 52 kWh : la configuration retenue pour 2026
Renault a tranché : le leasing social 2026 ne propose plus la petite batterie. L’Evolution livrée dans le dispositif embarque le moteur de 150 ch (110 kW) et la batterie de 52 kWh, soit 410 km d’autonomie WLTP. En conditions réelles, comptez plutôt 290 à 330 km selon la saison et le style de conduite. La pompe à chaleur, fournie de série sur cette version autonomie confort, limite la perte hivernale à 15 ou 20 %, là où une batterie nue peut céder 30 %.
La recharge suit le mouvement. Le chargeur embarqué AC 11 kW remplit la batterie en un peu moins de cinq heures sur wallbox. En courant continu, la puissance grimpe à 100 kW, contre 80 kW sur la version 40 kWh : un 15 à 80 % réclame une trentaine de minutes sur autoroute.

Le reste de la fiche technique ne bouge pas. La plateforme AmpR Small et son train arrière multibras placent le comportement routier nettement au-dessus de la moyenne du segment. La fonction V2L alimente par ailleurs des appareils externes jusqu’à 3,7 kW, un atout concret pour les artisans ou les sorties en plein air. La consommation s’établit entre 14,5 et 15,5 kWh/100 km selon les versions.
Équipement de série et concessions face à la finition Techno
L’Evolution conserve l’essentiel : écran tactile de 10,1 pouces, climatisation automatique, accès mains libres et charge bidirectionnelle. Par rapport à la Five d’entrée de gamme, elle gardait déjà la recharge rapide en courant continu, un élément décisif pour la polyvalence. Les sièges enveloppants restent communs à toute la gamme.
Les économies se voient à l’intérieur. Les inserts en tissu des panneaux de porte et de la planche de bord, présents sur la Renault 5 E-Tech Techno 120 ch et l’Iconic, laissent place à du plastique dur. Le volant perd son revêtement grainé, les jantes alliage de 18 pouces cèdent leur place à des jantes en tôle habillées d’enjoliveurs Disco. Le sticker latéral et le témoin lumineux de charge sur le capot disparaissent aussi. Le design rétro absorbe l’ensemble avec cohérence, toutefois la perception de qualité baisse d’un cran au toucher.
Le détail des loyers en leasing social 2026
Renault ouvre les précommandes le 16 juin, un mois avant l’ouverture générale des commandes fixée au 16 juillet 2026. La prime n’est plus forfaitaire : elle se module de 6 500 à 9 500 € selon l’origine européenne de la batterie et du moteur, dans la limite de 29 % du prix remisé.
139 € par mois : ce que couvre vraiment le loyer
La Renault 5 Evolution s’affiche à 139 €/mois en LLD de 37 mois et 45 000 km, sans apport, après déduction d’une prime CEE de 9 359 €. Des durées de 49 ou 61 mois existent aussi, calées sur 15 000 km par an. Assemblée à Douai, la voiture frôle le plafond d’aide, que seule la limite des 29 % du prix vient rogner. La fiche détaillée de l’Evolution 150 ch décortique la version concernée.
Ce tarif n’inclut ni l’assurance, ni l’entretien, ni l’énergie. Selon une étude Leocare de 2025, une assurance tous risques sur une R5 coûte 39 à 50 € par mois. L’entretien pèse environ 9 €, la recharge sur prise renforcée près de 30 € pour 12 000 km annuels, et autour de 36 € si vous consommez tout le forfait kilométrique.
| Poste | Montant mensuel |
|---|---|
| Loyer LLD 37 mois / 45 000 km | 139 € |
| Assurance tous risques | 39 à 50 € |
| Entretien | 9 € |
| Recharge à domicile (12 000 km/an) | environ 30 € |
| Budget réel | 217 à 228 € |
L’addition atteint donc 217 à 228 € par mois, soit 56 à 64 % de plus que le loyer affiché. Pour un foyer plafonné à 16 880 € de revenu fiscal par part, l’écart n’a rien d’anodin. Sans prise à domicile, la facture s’envole : les bornes publiques facturent 0,40 à 0,65 €/kWh, soit 100 à 200 € par mois.
Evolution ou Techno : 31 € d’écart mensuel, pour quel contenu
La Renault 5 E-Tech Techno 150 ch s’affiche à 170 € par mois dans le dispositif, avec une prime pleine de 9 500 €. L’écart de 31 € représente 1 147 € sur la durée du contrat. En face, la Techno ajoute les jantes alliage de 18 pouces, les inserts textiles, le volant grainé et une présentation intérieure nettement plus flatteuse.
Le calcul penche pourtant vers l’Evolution. Les deux versions partagent moteur, batterie, pompe à chaleur et recharge 100 kW : la différence se limite au cosmétique. À budget contraint, ces 1 147 € financent une année complète d’assurance. La montée en gamme ne se justifie que si la qualité perçue compte davantage que le coût total.
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Conditions d’éligibilité et calendrier du leasing social 2026
Le dispositif cible toujours les ménages modestes dépendants de leur voiture pour travailler. Les critères 2026 s’assouplissent légèrement, toutefois les quotas restent la vraie barrière : chaque édition s’épuise en quelques semaines.
Plafond de revenus relevé et critères d’usage élargis
Le revenu fiscal de référence par part ne doit pas dépasser 16 880 €, contre 16 300 € retenus pour 2025. Un couple avec deux enfants, soit trois parts, reste donc éligible jusqu’à 50 640 € de RFR global. Autre assouplissement notable : le trajet domicile-travail exigé passe de 15 à strictement plus de 10 km, effectué avec son véhicule personnel. L’alternative des 8 000 km professionnels annuels demeure.
- Revenu fiscal de référence ≤ 16 880 € par part
- Trajet domicile-travail strictement supérieur à 10 km en voiture personnelle, ou plus de 8 000 km/an à titre professionnel
- Majeur, actif et domicilié en France
- Aucun leasing social obtenu en 2024 ou 2025, un seul contrat par foyer fiscal
Les salariés fournissent une attestation employeur, les indépendants une attestation sur l’honneur accompagnée d’une preuve d’affiliation à la sécurité sociale. Les bénéficiaires des éditions 2024 ou 2025 sont exclus, à raison d’un seul contrat par foyer fiscal. Le véhicule doit par ailleurs coûter moins de 47 000 € et atteindre un score environnemental ADEME d’au moins 60 points.
Quotas limités et stratégie pour passer avant les autres
L’édition 2024 avait absorbé 50 000 contrats en six semaines, et 2025 s’est refermée sur un rythme comparable. Pour 2026, l’État finance 50 000 véhicules via une enveloppe d’environ 390 millions d’euros de certificats d’économies d’énergie. Sur ce total, 5 000 voitures restent réservées aux personnes vivant ou travaillant en zone à faibles émissions.
La meilleure stratégie consiste à boucler son dossier avant le 16 juillet : avis d’imposition récent, attestation de trajet, pièce d’identité, justificatif de domicile. Renault prend les précommandes dès le 16 juin via son formulaire dédié. Par ailleurs, un second volet ouvrira le 1er octobre 2026 : 15 000 à 30 000 véhicules d’occasion, loués 50 à 100 € par mois, d’abord fléchés vers les aides à domicile.
R5 Evolution face à ses rivales en leasing social
Le catalogue 2026 aligne 29 modèles de 14 marques. Stellantis confirme douze voitures avec un ticket d’entrée à 94 € par mois, quatre modèles de moins qu’en 2025. Les barèmes définitifs tomberont à l’ouverture ; en attendant, les loyers 2025 servent de repère pour les marques restées silencieuses.
Citroën ë-C3 et Hyundai Inster : le rapport équipement-prix
La ë-C3 démarrait à 82 à 95 € par mois en 2025, et le plancher Stellantis de 94 € annoncé pour 2026 lui correspond vraisemblablement. Son autonomie atteint 326 km WLTP avec la batterie de 44 kWh, l’habitacle et le coffre se montrent plus généreux. En revanche, la qualité de conduite et le design accusent un net retrait.
Le Hyundai Inster, affiché 99 € lors de la précédente édition, embarque GPS, jantes alliage et recharge rapide de série. Son rapport équipement-prix rivalise avec celui de l’Evolution, malgré un design anonyme et un réseau après-vente moins dense. À budget serré, ces deux modèles l’emportent sur le coût ; la R5 répond par sa conduite, son style et le maillage Renault.
Peugeot e-208 et Volkswagen ID.3 : l’argument autonomie s’inverse
La e-208 se tenait à 135 € par mois en 2025, pour 433 km d’autonomie et un i-Cockpit clivant. La Volkswagen ID.3, à 139 €, mise sur un habitacle vaste et 388 km WLTP. Or le passage de la R5 Evolution en 52 kWh rebat les cartes : avec 410 km, elle dépasse désormais l’allemande à loyer égal.
La consommation creuse l’écart au quotidien. La R5 réclame 14,5 à 15,5 kWh/100 km, contre 16 à 17 kWh pour l’ID.3, soit une dizaine d’euros d’électricité économisés chaque mois. Seule la e-208 conserve un avantage d’autonomie, au prix d’un gabarit supérieur et d’une position de conduite qui divise.
Renault 5 Evolution
139 €/mois
- 410 km WLTP, 52 kWh
- Charge DC 100 kW, pompe à chaleur
- Fabriquée à Douai, prime de 9 359 €
Citroën ë-C3
dès 94 €/mois
- 326 km WLTP, 44 kWh
- Habitacle et coffre généreux
- Conduite et finition en retrait
Volkswagen ID.3
139 €/mois (repère 2025)
- 388 km WLTP
- Habitacle plus vaste
- Conso de 16 à 17 kWh/100 km
Reste un poste absent de tous les loyers affichés : l’assurance, obligatoire dès la remise des clés et systématiquement facturée en dehors du contrat de location.
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Questions fréquentes
Peut-on acheter la Renault 5 à la fin du contrat de leasing social ?
Le dispositif 2026 propose des LLD et des LOA. En LOA, une option d’achat fixe dès la signature la valeur résiduelle, généralement 30 à 40 % du prix initial. En LLD, le véhicule se restitue chez le concessionnaire. Bon à savoir : en cas de décès, d’invalidité ou de perte d’emploi, le contrat se résilie sans payer les mensualités restantes, sur présentation de justificatifs.
L’assurance est-elle incluse dans le loyer du leasing social ?
Non. Le loyer couvre uniquement la location, l’assurance reste à la charge du locataire, qui choisit librement son assureur. Pour une R5, les primes annuelles oscillent entre 470 et 600 € selon le profil, avec des hausses de 5 à 6 % par an sur la durée du contrat. Demander un devis avant signature évite les mauvaises surprises au premier loyer.
Que se passe-t-il si on dépasse le kilométrage prévu ?
Le contrat 2026 prévoit 45 000 km sur 37 mois, environ 14 600 km par an, contre 37 500 km en 2025. Chaque kilomètre excédentaire se facture 0,07 à 0,12 € à la restitution : 5 000 km de trop coûtent 350 à 600 €. Un trajet domicile-travail de 15 km, soit 6 900 km annuels sur 230 jours travaillés, laisse donc une marge confortable pour les déplacements personnels.
La version 120 ch avec batterie 40 kWh est-elle encore proposée ?
Pas dans le leasing social 2026 : Renault n’y inscrit que la 150 ch autonomie confort. La 120 ch et sa batterie de 40 kWh, louée 139 € lors de l’édition 2025, restent disponibles au catalogue en achat ou en financement classique. Elle conserve ses 312 km WLTP et sa recharge rapide limitée à 80 kW, un profil purement urbain.
Le leasing social est-il accessible dans les DOM-TOM ?
Oui. Le dispositif couvre la métropole, les DROM et Saint-Pierre-et-Miquelon, avec des conditions d’éligibilité identiques. La disponibilité des modèles varie toutefois selon les concessions locales. Contacter directement le réseau Renault de son territoire reste le moyen le plus fiable de connaître les stocks alloués au dispositif avant l’ouverture du 16 juillet.