Leasing social & borne recharge : tout ce qu’il faut savoir

L’installation d’une borne de recharge dans le cadre du dispositif du leasing social vous intéresse, mais le financement semble complexe ? Découvrez comment associer ce dispositif de location avantageux à des solutions concrètes pour votre borne de recharge, sans alourdir votre budget. Profitez du crédit d’impôt couvrant 75 % des dépenses (jusqu’à 500 €) ou de la TVA réduite à 5,5 % pour les logements anciens. Que vous soyez propriétaire, locataire ou en copropriété, des étapes claires vous guideront vers une transition électrique simplifiée, avec des aides méconnues comme le programme ADVENIR ou l’intégration de la borne dans les mensualités de votre leasing. Des économies concrètes à portée de main !

Le leasing social pour véhicules électriques : comment ça marche ?

Le leasing social est un dispositif de l’État pour louer un véhicule électrique neuf à prix réduit. Il repose sur un contrat de location (LLD ou LOA) subventionné, avec des loyers entre 95 € et 200 €/mois (hors options). L’aide de l’État, jusqu’à 7 000 € (27 % du prix du véhicule), est versée au loueur, évitant tout frais initial.

Qui peut bénéficier de cette aide ?

L’éligibilité exige un revenu fiscal par part inférieur à 16 300 €, et un usage professionnel du véhicule (domicile-travail >15 km ou 8 000 km/an pro). Les travailleurs indépendants justifient via une attestation sur l’honneur. Le dispositif concerne les résidents métropolitains, DROM et Saint-Pierre-et-Miquelon.

Quels sont les véhicules et les conditions du contrat ?

Seuls les véhicules électriques neufs avec un score environnemental valide (ADEME) sont éligibles. Contrats de 36 mois minimum, 12 000 km/an inclus. Loyer plafonné à 200 €/mois (modèles dès 95 €/mois). Des options (entretien, assurance) peuvent être ajoutées, avec un léger surcoût. Dépassement kilométrique facturé jusqu’à 0,10 €/km.

  • Loyer plafonné à 200 €/mois (modèles dès 95 €/mois)
  • Aide jusqu’à 7 000 € (27 % du prix du véhicule)
  • Contrat de 3 ans minimum, renouvelable
  • Aucun apport initial requis
  • 12 000 km/an inclus

Le financement des bornes n’est pas inclus dans le leasing, mais certaines offres l’intègrent via des prestations annexes. Cela regroupe les frais dans les mensualités, facilitant l’adoption de la mobilité électrique.

La borne de recharge est-elle incluse dans le leasing social ?

Non, le dispositif de leasing social ne finance pas l’installation d’une borne de recharge à domicile. L’aide gouvernementale vise uniquement à réduire le loyer mensuel du véhicule électrique, avec des montants pouvant atteindre 7 000 € sur la durée du contrat. Le coût de la borne et de son installation reste donc un coût annexe à prendre en charge par le bénéficiaire. Toutefois, certains loueurs proposent des offres intégrant la borne, mais ce financement s’ajoute alors aux mensualités du leasing.

Pourquoi l’installation d’une borne à domicile est-elle importante ?

La recharge à domicile est la solution la plus économique et pratique pour un usage quotidien. Avec un tarif moyen de 0,20 €/kWh en heures creuses, elle coûte 3 à 4 fois moins chère qu’une borne publique. Vous démarrez chaque matin avec une batterie pleine, sans déplacement ou temps d’attente. En revanche, une borne de 7 kW coûte entre 1 300 € et 1 600 € TTC, mais un crédit d’impôt de 75 % (plafonné à 500 €) réduit ce budget initial. Si le leasing social ne prend pas en charge la borne, certaines entreprises spécialisées proposent des solutions clés en main pour faciliter son acquisition.

En combinant le leasing social pour le véhicule et des aides spécifiques pour la borne, la transition vers l’électrique devient accessible pour les ménages modestes. Cette approche offre confort, économies à long terme et soutient les objectifs de la transition écologique.

Financer sa borne de recharge : quelles solutions et aides disponibles ?

Pour faciliter l’adoption de la voiture électrique, plusieurs aides financent l’installation d’une borne de recharge. Le leasing social ne la couvre pas directement, mais des alternatives existent.

Le crédit d’impôt : la principale aide pour votre installation

Le crédit d’impôt transition énergétique finance 75 % des dépenses (achat + pose) de bornes pilotables, jusqu’à 500 € par système. Il s’adresse à tous les ménages, propriétaires ou locataires, sans condition de revenus.

La borne doit être pilotable, c’est-à-dire capable de moduler la puissance ou programmer la recharge. L’installation se fait par un professionnel qualifié IRVE, avec une seule facture incluant matériel et main d’œuvre.

La TVA à 5,5 % s’applique aux logements de plus de deux ans, y compris pour les prises renforcées (3,7 kW). Cette réduction s’applique automatiquement sur la facture.

Peut-on intégrer la borne dans les mensualités du leasing ?

Le leasing social finance principalement le véhicule électrique. Cependant, certains loueurs proposent d’inclure la borne dans le contrat, en tant que prestation optionnelle. Cette solution évite une sortie de trésorerie initiale, avec une seule mensualité pour le véhicule et l’équipement.

Attention : il s’agit d’une offre commerciale, non d’une aide de l’État. Son coût global doit être comparé aux aides publiques cumulables pour en évaluer l’intérêt.

Les autres aides et options de financement

Le programme ADVENIR subventionne jusqu’à 1 660 € par borne partagée en copropriété. Les infrastructures collectives bénéficient aussi de subventions plafonnées à 8 000 € pour les 100 premières places.

Voici un comparatif des solutions :

SolutionDescriptionAvantages
Crédit d’impôt75% des dépenses jusqu’à 500 €.Accessible à tous, cumulable avec la TVA à 5,5%.
TVA à 5,5%Taux réduit pour logements de plus de 2 ans.Réduction directe du coût total.
Offre groupée du loueurInclusion dans les mensualités du leasing.Une seule mensualité et pas de frais initial.
Aides locales / ADVENIRSubventions pour projets en copropriété.Réduction du reste à charge en habitat collectif.

Le cumul de ces aides rend l’installation abordable, facilitant la transition vers l’électrique.

Installer sa borne : le guide pratique selon votre type de logement

Vous êtes propriétaire ou locataire en maison individuelle

Installer une borne de recharge en maison individuelle reste la solution la plus directe. Le propriétaire peut agir sans contrainte. Le locataire doit simplement obtenir l’accord du bailleur, qui accepte souvent cette amélioration valorisante pour le bien. Quel que soit votre statut, vous bénéficiez du crédit d’impôt de 500 € pour un système pilotable, à condition de respecter les dispositions fiscales en vigueur. Ce dispositif couvre 75 % des dépenses d’acquisition et de pose, plafonnées à 500 € par borne.

Une exigence essentielle : recourir à un installateur qualifié IRVE. Cette certification, obligatoire pour les bornes supérieures à 3,7 kW, garantit la conformité électrique et l’accès aux aides publiques. Sans cette qualification, vous risquez un refus de la prime Advenir, une invalidation de la garantie de la borne, voire des dangers électriques. Par exemple, pour profiter du crédit d’impôt en 2024, les travaux doivent être payés à partir de cette année et réalisés par un professionnel certifié.

Vous êtes en copropriété ou en logement social

Le droit à la prise, institué par l’ordonnance n°2020-71, permet à tout occupant d’un immeuble (propriétaire ou locataire) d’implanter une borne sur son emplacement de stationnement. Voici les démarches à suivre :

  1. Notification : Transmettez au syndic une lettre recommandée avec accusé de réception, incluant un descriptif technique, un plan d’intervention et un schéma de raccordement électrique.
  2. Délai de réponse : Le syndic dispose de 3 mois pour s’opposer, uniquement pour cause valable (impossibilité technique ou projet collectif en cours). En cas d’opposition, il doit saisir le tribunal dans les 3 mois et vous en informer sous 15 jours.
  3. Travaux : En absence d’opposition, les travaux commencent. Une convention avec le syndic définit les modalités d’accès et d’entretien.

Pour les copropriétés, des alternatives collectives existent. Un tiers-investisseur ou le programme ADVENIR peut financer des bornes mutualisées, réduisant les frais individuels. Ce dispositif prend en charge jusqu’à 50 % des coûts, avec un plafond de 600 à 1 660 € selon le projet. Le leasing social, lui, propose de financer la borne séparément ou de l’intégrer aux mensualités du véhicule électrique, simplifiant la transition vers l’électrique via une offre globale. En copropriété, la TVA réduite à 5,5 % s’applique si l’installation est réalisée par un professionnel IRVE, quel que soit le type d’habitation. Des aides locales, cumulables, peuvent également être mobilisées après consultation des collectivités territoriales.

Leasing social et borne de recharge : un duo gagnant pour votre transition énergétique

Une solution complète pour faciliter le passage à l’électrique

Le leasing social permet d’acquérir une voiture électrique neuve à partir de 140 €/mois, sans frais d’achat. Les bornes de recharge, quant à elles, bénéficient de subventions : crédit d’impôt à 75 % (plafonné à 500 €) et TVA réduite à 5,5 %. Une borne pilotable coûte ainsi 300 € en moyenne après aides, contre 2 000 € sans subventions.

Le droit à la prise facilite l’installation en copropriété, même sans accord préalable du syndic. Un critère clé pour les 8 000 km annuels exigés par le leasing social.

Les points de vigilance avant de vous lancer

Pour réussir votre projet, vérifiez ces étapes essentielles :

  • Anticipez le budget : Le leasing ne couvre pas la borne, mais les aides (crédit d’impôt, TVA réduite) diminuent le coût.
  • Vérifiez votre éligibilité : Revenu fiscal par part inférieur à 16 300 € pour le leasing ; résidence principale ou secondaire pour la borne.
  • Démarrez les démarches tôt : En copropriété, prévoyez du temps pour le droit à la prise.
  • Choisissez un professionnel IRVE : Seuls les installateurs certifiés garantissent l’éligibilité aux aides.

En combinant ces outils, les ménages économisent jusqu’à 1 500 €/an sur le carburant. Une transition simple et abordable.

Le leasing social et la borne de recharge, malgré leur séparation, forment une combinaison idéale. Des aides (crédit d’impôt, TVA réduite) limitent les coûts. En anticipant démarches et vérifiant son éligibilité, ce duo propose une solution pratique pour une transition énergétique accessible à tous.

FAQ

Comment puis-je bénéficier du leasing social pour un véhicule électrique ?

Le leasing social permet à tout majeur domicilié en France de louer un véhicule électrique neuf à un loyer mensuel réduit, généralement entre 100 € et 200 €. Pour en bénéficier, il faut répondre à des critères de revenus (revenu fiscal de référence inférieur à 15 400 € par part) et justifier d’un besoin professionnel en véhicule (trajet domicile-travail supérieur à 15 km ou plus de 8 000 km/an pour des raisons professionnelles). Le contrat, d’une durée minimale de 3 ans, exclut les frais d’assurance ou d’entretien inclus dans le plafond de 200 €. Les démarches s’effectuent via un professionnel conventionné qui gère les formalités administratives.

Quelles voitures électriques sont éligibles au leasing social ?

Les véhicules éligibles au leasing social sont des modèles neufs produits en Europe, d’un prix catalogue inférieur à 47 000 € et d’un poids inférieur à 2,4 tonnes. Ils doivent également satisfaire à un score environnemental défini par l’ADEME. Citons par exemple la Citroën ë-C3, la Renault 5 E-Tech ou la Peugeot e-208. Les véhicules d’occasion ou convertis en électrique ne sont pas éligibles. Les loueurs conventionnés proposent une sélection de modèles répondant à ces critères, avec des offres à partir de 100 €/mois, hors options.

Quelles aides pour une borne de recharge ?

L’installation d’une borne de recharge à domicile bénéficie de plusieurs aides. Un crédit d’impôt de 75 % des dépenses, plafonné à 500 €, est accessible sans condition de revenus pour les résidences principales ou secondaires. Une TVA réduite à 5,5 % s’applique si l’installation est réalisée par un professionnel et le logement a plus de 2 ans. En copropriété, le programme ADVENIR finance jusqu’à 50 % des coûts, avec des plafonds variant entre 600 € et 1 660 €. Enfin, certains loueurs incluent le coût de la borne dans les mensualités du leasing, bien que cette option fasse dépasser le plafond de 200 €/mois.

Qui peut participer au leasing social pour une voiture électrique ?

Le leasing social s’adresse aux ménages modestes dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur à 15 400 €. Les bénéficiaires doivent être majeurs, résider en France et justifier d’un usage professionnel du véhicule (trajet domicile-travail supérieur à 15 km ou plus de 8 000 km/an pour des raisons professionnelles). Les habitants de zones rurales ou mal desservies par les transports en commun sont prioritaires. Il est impossible de cumuler cette aide avec le bonus écologique ou les aides TRA-EQ-114/117. Les personnes ayant déjà bénéficié du dispositif en 2024 ne peuvent pas y accéder en 2025.

Quels véhicules sont disponibles pour le leasing social 2025 ?

Pour 2025, le leasing social concerne des véhicules électriques neufs produits en Europe, d’un prix catalogue inférieur à 47 000 € et d’un poids maximum de 2,4 tonnes. Les modèles comme la Citroën ë-C3, la Renault 5 E-Tech ou la Peugeot e-208 sont souvent proposés. Ces véhicules doivent respecter des critères environnementaux stricts listés par l’ADEME. Les offres incluent un forfait kilométrique d’au moins 12 000 km/an, sans frais supplémentaires. Les loueurs conventionnés doivent proposer 20 % de leurs véhicules à moins de 140 €/mois.

Quels sont les pièges du leasing ?

Le leasing social présente des avantages, mais aussi des limites à anticiper. Le loyer mensuel plafonné à 200 € n’inclut pas les assurances, l’entretien ou les options, ce qui peut entraîner des coûts supplémentaires. Les bornes de recharge à domicile ne sont pas couvertes par le dispositif et nécessitent un budget complémentaire (installation, crédit d’impôt partiel). En cas de résiliation anticipée pour cause de perte d’emploi ou de déménagement, des frais de remise en état peuvent s’appliquer. Enfin, les bénéficiaires ne deviennent pas propriétaires du véhicule à l’issue du contrat, sauf option d’achat prévue initialement.

Est-ce que la LOA vaut le coup ?

La LOA (Location avec Option d’Achat) peut être avantageuse si vous souhaitez un véhicule neuf sans en devenir propriétaire immédiatement. Elle permet de profiter d’un loyer réduit (à partir de 100 €/mois) et de tester un modèle avant d’acheter. Toutefois, à l’issue du contrat, l’exercice du droit d’achat génère des frais supplémentaires. En revanche, la LLD (Location Longue Durée) est souvent préférable pour un usage temporaire, sans option d’achat. Dans le cadre du leasing social, les deux formules sont éligibles, mais les coûts annexes (assurance, entretien) influencent le choix.

Quelles sont les conditions d’éligibilité au leasing social pour une voiture électrique en 2025 ?

Pour l’année 2025, les conditions d’éligibilité au leasing social incluent un revenu fiscal de référence par part inférieur à 15 400 €, une résidence en France métropolitaine ou DROM, et un besoin professionnel avéré (trajet domicile-travail supérieur à 15 km ou 8 000 km/an professionnels). Les ménages en zones rurales ou mal desservies sont prioritaires. Il est interdit d’avoir déjà bénéficié du dispositif en 2024. Les documents requis incluent une attestation de l’employeur pour les salariés ou une déclaration sur l’honneur pour les indépendants, ainsi que les justificatifs de revenus.

Comment bénéficier d’une voiture électrique à 100 € par mois ?

Pour obtenir une voiture électrique à partir de 100 €/mois, le leasing social subventionne jusqu’à 7 000 € le loyer initial. Cette aide est avancée par le loueur conventionné, sans apport initial. Des modèles comme la Renault 5 E-Tech ou la Citroën ë-C3 sont proposés à ce tarif, sous réserve de respecter les critères de revenus (RFR ≤ 15 400 €/part) et d’usage professionnel. Pour optimiser les coûts, vérifiez si votre loueur propose des offres groupées incluant la borne de recharge, bien que cela fasse dépasser le plafond légal de 200 €/mois. Le recours à un simulateur en ligne permet d’évaluer votre éligibilité avant de souscrire.